JOLIETTE – Tandis que Benoît Groulx n’a pas été contacté par le Canadien de Montréal pour diriger le Rocket de Laval, Daniel Jacob mérite d’être considéré selon plusieurs intervenants.
En toute franchise, on aurait cru que le nom de Groulx était dans le chapeau des excellentes candidatures pour succéder à Pascal Vincent à la barre du club-école du CH.
« Honnêtement, je n’ai eu aucune conversation avec les gens du Rocket », a admis Groulx à l’auteur de ces lignes.
« Il y a de très bons jeunes entraîneurs au Québec. Daniel Jacob est un bon jeune coach aussi. J’ai eu ma chance de diriger de bonnes équipes et ça peut être la chance pour un jeune coach de prendre ce relais », a-t-il poursuivi.
Cela dit, Groulx ne se retire pas de ce dossier.
« Je fais juste dire que je n’ai pas eu de conversation avec le Rocket et je sais qu’il y a plusieurs bons entraîneurs au Québec et certains qui sont méconnus. On verra ce que le Canadien fera. »
On a abordé le sujet avec Bob Hartley qui est comme le parrain – le gentil parrain – des entraîneurs francophones et il aurait cru, lui aussi, que Groulx serait considéré pour diriger le Rocket.
« Au Québec, il y a d’excellents candidats et il possède l’expérience de la Ligue américaine de hockey. Je suis convaincu que son nom doit être dans le chapeau », a pointé Hartley alors que Groulx a piloté les Americans de Rochester et le Crunch de Syracuse durant un total de neuf saisons.
Par une coïncidence intéressante, Vincent était justement présent à l’événement « Derrière le banc » organisé par Dominique Ducharme.
On a demandé à Vincent s’il était surpris que Groulx n’ait pas été contacté.
« Ben, c’est un très bon entraîneur. Je ne connais pas la politique établie par le Canadien dans ce dossier, ce n’est plus de mes affaires. Je pense que Kent (Hughes), Jeff (Gorton) et John (Sedgwick) établissent des paramètres sur ce qu’ils veulent pour le prochain entraîneur. Il n’a pas été contacté, mais c’est encore tôt. À moins qu’ils aient déjà leur homme. Si c’est le cas, j’apprécie qu’ils ne fassent pas perdre du temps aux autres », a témoigné Vincent.
La saison dernière, Groulx a préféré quitter son poste dans la KHL notamment pour revenir auprès de ses proches. Sa deuxième saison avec le Traktor de Chelyabinsk a été moins plaisante.
« Je connais certaines personnes pour lesquelles Benoît travaillait et elles n’étaient pas parmi mes préférées. J’ai souvent parlé avec Benoit quand il était dans la KHL. C’est malheureux, mais c’est un grand coach et il a encore plusieurs bonnes années devant lui », a précisé Bob Hartley.
Après un arrêt de deux mois, Groulx a accepté de compléter la saison comme entraîneur-chef à Zoug en Suisse.
Cela dit, Groulx ne serait pas fermé à retourner dans la KHL. Mais il a dévoilé sa préférence et la LNH demeure une possibilité.
« J’ai eu des entrevues avec des équipes, je ne suis pas vraiment pressé. J’aimerais rester en Amérique du Nord et surtout aux États-Unis où j’habite maintenant », a précisé l’entraîneur de 58 ans.
En attendant, Groulx est très fier de suivre le parcours de son fils, Benoît-Olivier, qui a été rappelé par les Maple Leafs de Toronto cette saison.
Pascal Vincent verrait Daniel Jacob lui succéder
C’était fort intéressant d’entendre Groulx vanter, de sa propre initiative, les mérites de Daniel Jacob.
On présume que Jacob, qui a été l’adjoint de Vincent lors des deux dernières saisons, obtiendra assurément une entrevue dans laquelle ses compétences hockey vont rayonner.
Vincent le verrait bien Jacob lui succéder.
« Évidemment. C’est un coach intelligent qui a une grande expérience. Il fait beaucoup de choses qui pourraient se transposer dans un rôle d’entraîneur-chef. Il connecte bien avec les joueurs, il prend le temps de communiquer, il a une approche intéressante et c’est un bon joueur d’équipe dans un staff. Il est respecté, je le verrais là », a cerné Vincent.
On s’excuse si on oublie des candidats pertinents pour diriger le Rocket, mais les noms entendus fréquemment sont ceux de Jacob, Groulx, Sylvain Favreau, Stéphane Julien, Louis Robitaille, Ian Laperrière, Carl Mallette, Yanick Jean, Benoît Desrosiers, Daniel Renaud, Mathieu Turcotte, Gilles Bouchard et Éric Veilleux.





