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Des nouveaux venus qui s’épanouissent, d’autres qui font du surplace

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Rarement a-t-on vu une course aux séries aussi serrée.

Dans l’Est, huit équipes se disputent essentiellement cinq places pour les éliminatoires et elles ne sont séparées que par un maximum de six points.

La lutte est si serrée qu’on pourrait voir une équipe présenter un taux de points supérieur à ,600 cette saison et être écartée de la danse printanière.

Si tel est le cas, ce serait la première fois depuis les Canadiens de Montréal en 1970 qu’une équipe n’obtient pas sa qualification pour les éliminatoires même si elle a amassé en moyenne au moins six points sur dix.

À ce moment, la ligue ne comptait que 12 équipes.

Dans la division centrale, la lutte entre trois des cinq meilleures équipes du classement général pour l’avantage de la patinoire a certainement pesé lourd dans les intentions en prévision de la date limite des transactions.

Personne ne s’est donc étonné de voir l’Avalanche du Colorado, les Stars de Dallas et le Wild du Minnesota faire partie des équipes les plus actives à l’aube du 6 mars dernier, soit la date limite.

Un peu plus de deux semaines plus tard, comment se portent les équipes qui ont été les plus actives et surtout, leurs acquisitions élèvent-elles leur jeu aux standards souhaités?

AVALANCHE DU COLORADO

Acquisitions : Nazem Kadri (C), Nicolas Roy (C), Nick Blankenburg (DD)

L’Avalanche du Colorado a connu un début de saison si incroyable qu’il était difficile de cerner les grandes faiblesses de l’équipe.

Néanmoins, le directeur général Chris MacFarland a attaqué la date limite des transactions avec une approche souvent martelée par des experts du milieu : il n’y a jamais trop de bons joueurs de centre dans une équipe de hockey.

L’Avalanche a ainsi rapatrié Nazem Kadri en plus de faire l’acquisition de Nicolas Roy, qui se sont greffés à une ligne de centres déjà de grande qualité avec la présence de Nathan MacKinnon et de Brock Nelson.

Offensivement, Kadri met du temps à prendre ses aises avec une récolte de deux buts et deux aides en huit matchs. Quant à Roy, sa récolte de trois buts en neuf rencontres témoigne sans doute d’une belle satisfaction dans un rôle de soutien.

Leurs arrivées ont toutefois permis à Jared Bednar de mieux jouer ses cartes sur un avantage numérique qui, étonnamment, n’est pas très convaincant. Kadri a été jumelé à la première unité, ce qui a permis de renforcer une deuxième unité qui compte désormais sur Valeri Nichushkin, Nicolas Roy et Gabriel Landeskog notamment.

Le jeu de puissance est d’ailleurs un des points positifs : il est l’un des dix meilleurs de la LNH depuis que Kadri fait partie de la première vague.

Sur papier, les résultats globaux se font toutefois attendre. L’Avalanche a remis un dossier de 5-3-1 depuis le 6 mars et la moyenne de buts par match de l’Avalanche pointe sous les 3,00 (contrairement à 3,68 sur l’ensemble de la saison).

WILD DU MINNESOTA

Acquisitions : Bobby Brink (AD), Nick Foligno (AG), Jeff Petry (DD), Michael McCarron (C)

L’acquisition de Quinn Hughes le 12 décembre était suffisante pour témoigner de l’agressivité de Bill Guerin sur le marché des transactions.

Le noyau du Wild étant déjà en place, Guerin a réussi sa mission d’ajouter une belle profondeur à son équipe avec plusieurs acquisitions, principalement des vétérans.

Le troisième trio du Wild est d’ailleurs entièrement composé de nouvelles acquisitions avec Nick Foligno, Michael McCarron et Bobby Brink.

Pendant que Brink contribue offensivement avec deux buts et trois points en cinq matchs, incluant une performance de deux points cette fin de semaine, McCarron et Foligno incarnent parfaitement la notion de « papier sablé » qui sera ô combien cruciale en séries.

Les deux hommes ont chacun distribué 23 mises en échec et ils passent plus de deux minutes chacun sur la patinoire en moyenne en infériorité numérique.

Et depuis le 6 mars, l’infériorité numérique du Wild est au deuxième rang de la LNH, avec une efficacité qui frôle les 90 %. Voilà un résultat immédiat.

Le Minnesota connaît toutefois un creux de vague depuis la date limite des transactions, avec le 21e pourcentage de points de la LNH en vertu de son dossier de 4-3-2.

SABRES DE BUFFALO

Acquisitions : Logan Stanley (DG), Luke Schenn (DD), Sam Carrick (C), Tanner Pearson (AG)

Ce ne sont pas les mêmes Sabres de Buffalo que depuis plusieurs années, pas vrai?

Le départ de Kevyn Adams a visiblement donné un nouveau souffle à une équipe qui en avait grandement besoin et qui est maintenant devenue une puissance de la LNH.

Depuis ce changement à la direction, les Sabres sont au sommet de la LNH avec une fiche supérieure à ,800. Et depuis le 6 mars, le constat est le même : Buffalo est la meilleure équipe de la LNH lors de cette séquence (7-1-1).

Jarmo Kekälainen a vu une porte s’ouvrir et il s’est assuré de faire tout en son possible pour en profiter. Après avoir essuyé un refus de Colton Parayko, il a fait des acquisitions particulièrement importantes pour la profondeur de la défense des Sabres, en plus d’avoir ajouté un peu de profondeur à l’attaque.

Jusqu’ici, les résultats ne sont pas flamboyants. Schenn a été limité à deux matchs et Logan Stanley gruge une quinzaine de minutes par match, dont près de deux minutes en infériorité numérique.

Le plus surprenant, c’est toutefois que l’acquisition la plus efficace est celle de Sam Carrick. Acquis pour jouer un rôle de second plan, Carrick s’épanouit offensivement avec cinq buts en neuf matchs - alors qu’il n’en comptait que quatre en 60 matchs avec les Rangers depuis le début de la saison.

Ses succès offensifs ne briment toutefois pas sa capacité à aider les Sabres dans les facettes qui ont poussé l’équipe à faire son acquisition. Carrick mène les siens pour les mises au jeu gagnées depuis son arrivée à Buffalo et son travail défensif a permis aux Sabres de limiter les équipes adverses à 2,56 buts par match en moyenne depuis le 6 mars.

BLUE JACKETS DE COLUMBUS

Acquisition : Conor Garland (AD)

On ne peut pas considérer réellement les Blue Jackets parmi les équipes ayant été les plus actives.

On peut tout de même saluer l’audace d’avoir ajouté un vétéran de 29 ans qui amorcera une entente de six ans et 36 M$... seulement l’an prochain.

L’expérience rapporte bien jusqu’ici puisque Conor Garland a fourni cinq buts en neuf rencontres, malgré une utilisation d’à peine 12:27 par rencontre en moyenne.

Son arrivée à Columbus a certainement permis d’équilibrer les trios des Blue Jackets, qui comptent maintenant sur quatre trios capables de contribuer offensivement par moments.

Un peu à l’image de Buffalo, les Blue Jackets sont une des équipes de l’heure dans la LNH et ils présentent un dossier de 5-1-3 à leurs neuf derniers duels.

Les voilà maintenant en position de faire les séries.

SÉNATEURS D’OTTAWA

Acquisition : Warren Foegele (AG)

Alors que les Canadiens de Montréal, les Bruins de Boston et les Red Wings de Detroit semblaient promis à se livrer la bataille pour le troisième rang de la division Atlantique, les Sénateurs d’Ottawa ont décidé de s’inviter à la fête.

Linus Ullmark connaît de bons moments depuis la pause olympique, les Sens tiennent le coup en l’absence de Jake Sanderson et ils peuvent encore croire aux séries.

L’équipe a profité de la date limite des transactions pour apporter une modification à l’attaque : le petit nouveau Warren Foegele a poussé David Perron vers la sortie.

Jusqu’ici, il faut dire que cette acquisition rapporte. Foegele a marqué cinq buts, dont quatre dans les cinq derniers matchs.

Et chaque fois qu’il a touché le fond du filet, les Sénateurs ont triomphé.

Dans une association où chaque victoire est importante dans l’optique de se qualifier pour les séries, c’est donc un gain en soi pour Ottawa.

Les Sénateurs ont un dossier de 7-2-0 depuis la date limite des transactions et les séries ne sont pas qu’un simple rêve : c’est maintenant un objectif atteignable.

Ailleurs dans la LNH

Brayden Schenn (C - Islanders de New York)

Les attentes n’étaient pas très élevées en début de saison, mais l’incroyable campagne de Matthew Schaefer a aidé les Islanders à s’installer dans la course aux séries.

Mathieu Darche a récompensé les siens en greffant le vétéran Brayden Schenn à son équipe.

Jusqu’ici, le constat n’est pas le plus flamboyant. Schenn compte quatre points, les Islanders ont une fiche de 5-3-0 et la moyenne de 2,50 buts marqués par match de New York est la 28e de la LNH depuis le 6 mars.

Pendant ce temps, Jonathan Drouin n’a amassé qu’un but en quatre matchs avec les Blues de St. Louis, avec une utilisation de 15:30.

Drouin ne semble pas en mesure d’avoir une place de régulier avec les Blues et il se retrouvait avec le « 5e trio » à l’entraînement lundi.

Scott Laughton (C - Kings de Los Angeles)

Les Kings ont-ils raté leur coup? Depuis la date limite des transactions, Los Angeles a une fiche de 3-3-3 et si les séries commençaient aujourd’hui, L.A. n’en ferait pas partie.

Quant à Laughton, il exécute son travail « d’homme à tout faire » à merveille avec quatre points en neuf matchs, 21 mises en échec et un taux de mises au jeu gagnées de près de 59 %.

Utilisé en avantage numérique et en infériorité numérique, Laughton n’est pas la cause des difficultés des Kings récemment. Ceci dit, son acquisition pourrait être insuffisante.

Mackenzie Weegar (DD - Mammoth de l’Utah)

L’acquisition de Weegar a permis à tout le monde de retomber dans une meilleure chaise en Utah.

Offensivement, sa maigre mention d’aide en neuf matchs n’a rien pour vous faire tomber en bas de votre chaise. Défensivement, Weegar est toujours aussi efficace comme défenseur pouvant distribuer des mises en échec et bloquer des tirs.

L’infériorité numérique du Mammoth, sur lequel il évolue pendant près de deux minutes par match, est aussi un des meilleurs de la LNH depuis la date limite des transactions.

Bobby McMann (C - Kraken de Seattle)

Le Kraken de Seattle est à quatre points des éliminatoires et il faudra activer la machine.

Heureusement, le nouveau venu semble vouloir contribuer à une poussée de fin de saison, en jouant notamment sur le premier trio et sur la première vague d’avantage numérique.

McMann a marqué quatre buts à ses trois premiers matchs et il totalise six points en cinq sorties depuis son arrivée à Seattle.

S’il cherchait un contrat de plusieurs millions de dollars, il pourrait bien le décrocher avec le Kraken cet été.