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Les Hurricanes, ou l’arroseur arrosé

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Les Hurricanes de la Caroline ont fait de leur jeu physique et de leur pression étouffante des éléments centraux de leurs succès depuis le début des séries.

Si les hommes de Rod Brind’Amour n’avaient échappé qu’un seul match dans leur parcours vers la finale de la Coupe Stanley, c’était en grande partie grâce à ce style de jeu éreintant et ô combien difficile à contrer.

Mais mardi soir dans le match no 1 de la finale de la Coupe Stanley, l’arroseur a été arrosé.

Devant un adversaire plus mature, plus physique et peut-être plus organisé que les autres adversaires qui leur avaient fait face, les Hurricanes ont semblé gérer difficilement cette même pression.

L’élément qui a tant contribué à leurs succès a cette fois été utilisé contre eux.

« Ils sont bons pour mettre de la pression, nous n’avons pas fait un assez bon travail pour sortir la rondelle de notre territoire. Ça prend chacun des cinq joueurs et nous ne l’avons pas assez fait. Ça a créé plusieurs opportunités pour eux et ils sont trop bons pour ne pas marquer », a expliqué Nikolaj Ehlers après la rencontre.

Reconnus pour leur capacité à éteindre l’attaque de leurs adversaires, les Hurricanes ont plutôt semblé débordés par moments contre les Golden Knights.

La domination physique des Golden Knights (35-26 au chapitre des mises en échec) et leur pression constante en fond de territoire a souvent forcé les Hurricanes à commettre des erreurs qui ont été coûteuses dans ce match initial.

« Quand ils ont une chance, ils marquent », a simplement résumé Ehlers.

« Nous n’avons pas très bien géré la pression, a martelé Brind’Amour. Parfois ce n’était pas la pression, nous avons pris de mauvaises décisions avec la rondelle et ils ont capitalisé. »

Lorsqu’analysés sèchement, au moins quatre des cinq buts marqués par les Golden Knights a été le résultat de la forte pression de Vegas en fond de territoire ou encore d’une sortie de zone ratée des Hurricanes.

« Ils sont bons en échec avant, ils vont compléter chaque mise en échec. C’est peut-être un peu différent que les adversaires qu’on a affrontés. Nous devons nous adapter. Nous devons sortir la rondelle de notre zone. Nous devons améliorer cet aspect », a dit le défenseur Shayne Gostisbehere.

Auteur du but égalisateur en milieu de troisième période, Gostisbehere a ensuite été au cœur de la séquence qui a mené au but gagnant de Tomas Hertl en fin de match.

Sa couverture défensive un brin déficiente a permis à Hertl de se libérer dans l’enclave pour inscrire le but qui a fait la différence.

« Il a tenté de lancer, j’ai pris une petite pause, une seconde, et la rondelle s’est retrouvée à leur joueur. Ça démontre à quel point ça va vite », a admis Gostisbehere.