COLLABORATION SPÉCIALE - SPORTLOGIQ
Au cours des dernières années, le nombre d’outils pour analyser un match de hockey a augmenté de façon exponentielle. Chez Sportlogiq, nous comptons des milliers d’événements par match pour analyser les performances avec un niveau de minutie impressionnant. Le public lui aussi dispose de plusieurs outils, que ce soit des cartes de statistiques avancées sur Twitter, le site officiel de la LNH (et NHL Edge) qui compile de plus en plus de catégories différentes, ou les nombreux sites qui offrent des chiffres plus en profondeur.
Mais, malgré le fait qu’on peut analyser un match plus en détail que jamais, un élément intangible et impossible à quantifier fait partie du hockey depuis toujours: la chance. Un bond bizarre sur la bande, une rondelle qui frappe le poteau, ou un tir qui dévie sur trois ou quatre joueurs avant de se frayer miraculeusement un chemin jusqu’au fond du filet. On a tous vu ce genre de jeu arriver pour son équipe.
Ou, dans les cas des partisans des Rangers de New York, contre son équipe.
Les Blueshirts connaissent un début de saison misérable à domicile, alors qu’ils ont été blanchis pour trois matchs consécutifs au Madison Square Garden. Ce n’est pourtant pas faute d’effort. New York a décoché 203 tirs vers le filet lors de ces trois rencontres, dont 6 qui ont touché le poteau. Aucune autre équipe n’a atteint le plateau des 200 à la maison cette saison et pourtant, 30 des 32 autres équipes ont réussi à marquer au moins une fois à domicile. La seule autre exception? Les Devils du New Jersey, qui n’ont pas encore joué au Prudential Center cette année.
En fait, depuis que Sportlogiq traque cette statistique (2016-17), les Rangers sont la seule équipe qui a été tenue sans but sur au moins 200 tirs tentés consécutifs à domicile en une même saison. Bien qu’ils auraient pu être un peu plus précis (seulement 49% de ces tirs ont atteint le filet), c’est un niveau de malchance assez impressionnant considérant le niveau de chaos contenu dans un match de hockey. Les gardiens adverses ont aussi eu leur mot à dire, évidemment.
En termes de buts sauvés, une statistique qui estime combien de buts un gardien a sauvés à son équipe selon la quantité et la qualité des tirs reçus, les Rangers se sont butés à trois des meilleures performances individuelles devant le filet en cette jeune saison. Contre les Capitals, Charlie Lindgren a connu un des meilleurs matchs de sa carrière, repoussant 35 tirs, incluant ce bijou contre Mika Zibanejad.
Charlie Lindgren absolutely robbed Mika Zibanejad with the glove 😮💨 pic.twitter.com/spF5mIOOfF
— Sportsnet (@Sportsnet) October 13, 2025
Cette performance magistrale lui a valu 3,80 buts sauvés. C’est le meilleur départ par un gardien cette saison à ce chapitre, et aurait été top-15 l’an dernier. Stuart Skinner (2,94 buts sauvés, 4e meilleur départ) et Arturs Silovs (1,78, 14e meilleur départ) ne sont pas loin derrière. En d’autres mots, les Rangers ont affronté 3 des 14 meilleurs départs par des gardiens cette saison. Pour ceux qui gardent le score à la maison, c’est plus de 8,5 buts attendus générés sans déjouer le gardien. Si l’on pouvait rejouer ces matchs 1000 fois, les Rangers marquent au moins un but probablement 999 fois sur 1000. Malheureusement pour eux, on vit dans la réalité du 1/1000.
Alors, pour les partisans des Rangers qui sont au fond du baril en ce début de saison, je n’ai qu’une chose à vous dire.
Shit happens, comme on dit en bon français.





