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La finale Canada-USA vue par les hockeyeuses d’ici

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Les joueuses du Canada après la finale. (DARRYL DYCK)

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La finale du tournoi féminin olympique de hockey sur glace aura été un autre classique entre les Canadiennes et les Américaines. Pour la huitième fois en autant de compétitions, les deux équipes se sont retrouvées pour le match ultime qui a tourné en faveur des joueuses des États-Unis par la marque de 2 à 1, en prolongation.

Kristin O’Neil a marqué en infériorité numérique pour donner les devants aux représentantes de l’unifolié en début de deuxième période. La gardienne Ann-Renée Desbiens a ensuite tenu le fort devant le filet pour conserver l’avance de son équipe.

Avec un peu plus de deux minutes à faire en troisième période, la capitaine américaine Hilary Knight a fait dévier un tir de la ligne bleue pour déjouer Desbiens pour la première fois de la rencontre. Puis, en temps supplémentaire, Megan Keller a effectué une magnifique feinte sur la défenseure Claire Thompson avant de marquer le but en or pour les Américaines.

Sportcom a voulu analyser cette rencontre avec le regard d’autres joueuses canadiennes, que ce soit avec une future vedette de l’équipe nationale, une ancienne coéquipière ou un espoir pour les Jeux paralympiques de 2030. Rosalie Tremblay, Ann-Sophie Bettez et Raphaëlle Tousignant se sont prêtées au jeu.

Pour Rosalie Tremblay, membre de l’équipe canadienne vice-championne du monde des moins de 18 ans, c’est surtout la persévérance de l’équipe canadienne qui a retenu son attention.

« Ce fut tout un spectacle en finale et je pense que le pays peut être fier. C’est une médaille d’argent qui est difficile, mais il y a eu énormément de positif dans ce match. Les Canadiennes ont fait preuve de résilience en offrant une telle opposition aux Américaines, surtout qu’elles avaient blanchi le Canada 5-0 en ronde préliminaire », a-t-elle remarqué.

Elle salue également la force de caractère de la capitaine Marie-Philip Poulin qui a subi une blessure lors de la ronde préliminaire face à la formation tchèque, mais qui était tout de même à son poste pour les deux derniers matchs du tournoi, marquant deux buts en demi-finale.

« J’admire énormément le leadership de Marie-Philip, mais aussi sa façon de performer dans les moments importants. Elle a surtout été dominante en demi-finale. Pour les joueuses plus jeunes, comme moi, ça permet de rêver et d’imaginer la possibilité de faire partie de cette équipe un jour. »

Ann-Sophie Bettez, médaillée de bronze du Championnat du monde de 2019 et coéquipière de Poulin et Desbiens lors de la saison inaugurale de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), abonde dans le même sens en ce qui a trait à celle que l’on surnomme Capitaine Clutch.

« La finale a été le meilleur match du tournoi pour les Canadiennes ! Quand Marie-Philip était dans les estrades à cause de sa blessure, elle mangeait pratiquement son manteau parce qu’elle voulait être sur la glace. Sa détermination et sa force de caractère démontrent bien sa passion pour le sport. Elle veut toujours donner le meilleur, même si elle était peut-être à 50% ou 75% », a lancé Bettez.

Celle qui est maintenant analyste pour différentes plateformes, dont le balado Avantage Numérique, a ajouté que l’équipe olympique américaine était probablement la meilleure de toute l’histoire du pays. Elle croit également que la présence de l’entraîneure-adjointe Caroline Ouellette au cours de cette aventure olympique sera déterminante, notamment pour les joueuses de la Victoire de Montréal pour la fin de leur calendrier.

« Ça va au-delà de sa capacité à encadrer l’équipe sur la glace, elle comprend la game, elle a tout vécu. Sa présence vaut beaucoup. Une défaite en finale, c’est gros. Caroline va devenir un pilier important pour Marie-Philip et Ann-Renée, elle a vécu l’expérience et elle comprend comment les filles se sentent. »

Quant à elle, Raphaëlle Tousigant, membre de l’équipe nationale féminine de parahockey qui vise une participation aux Jeux paralympiques de 2030, s’est dite inspirée de voir les Canadiennes offrir une aussi grande opposition à leurs éternelles rivales alors que la majorité des experts s’attendaient à une autre domination complète de la part des Américaines.

« J’avais une certaine anxiété avant la partie avec le narratif comme quoi les Canadiennes étaient vues comme les underdogs. Je savais par contre que le système de jeu du Canada allait être efficace. Contre les Américaines, autant au hockey debout qu’au parahockey, on joue très bien défensivement. Le plan de match semble avoir été bien exécuté, particulièrement en zone défensive », a conclu Tousignant.

Le prochain clash entre le Canada et les États-Unis devrait se tenir à Herning, au Danemark, en novembre prochain à l’occasion du Championnat du monde féminin.