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Weidemann ne peut répéter ses prestations de Pékin; doublé de Lollobrigida

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(Luca Bruno/AP)

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MILAN — Isabelle Weidemann est entrée sur la piste olympique avec l’espoir de remporter une médaille. Après quelques foulées, la patineuse de vitesse canadienne a compris qu’elle ne répondrait pas à ses attentes.

Weidemann a terminé cinquième du 5000 mètres féminin, une épreuve exténuante, jeudi, aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. Elle a complété la distance avec un temps de six minutes et 50,08 secondes, à près de quatre secondes du podium.

« Je n’avais tout simplement pas les capacités, a-t-elle déclaré en souriant, malgré sa déception. Au premier tour, je me suis dit: ‘Waouh, ça va vraiment vite... Oh non, je ne vais pas pouvoir rattraper mon retard, c’est un peu trop tard’. Mais je me suis battue tout le long. Je n’avais plus rien dans les jambes. »

« Je suis un peu déçue, pour être honnête. Je voulais vraiment monter sur le podium aujourd’hui », a ajouté Weidemann.

L’Ontarienne avait été la porte-drapeau du Canada lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Pékin en 2022, après avoir remporté trois médailles: l’argent au 5000 m, le bronze au 3000 m et l’or en poursuite par équipes avec Valérie Maltais et Ivanie Blondin.

« Je me sens très différente de l’athlète que j’étais il y a quatre ans. Je me sens beaucoup plus âgée, beaucoup plus expérimentée, et, bien sûr, beaucoup plus nerveuse, a-t-elle évoqué. Il y a une certaine attente quant à mes performances. Je sais à quel point de tels résultats sont importants pour le Canada, et je voulais donc ramener ça à la maison. »

La patineuse âgée de 30 ans originaire d’Ottawa est connue pour son approche patiente ainsi que ses foulées mesurées et efficaces qui lui permettent de maintenir une vitesse constante et d’économiser son énergie. Elle finit souvent par rattraper ses adversaires, à bout de souffle, lors du sprint final.

Mais cette poussée ne s’est jamais produite jeudi. Elle était neuvième après 1000 mètres et a progressivement grimpé à la cinquième place, à la marque des 2200 mètres. C’est le meilleur résultat qu’elle ait pu obtenir.

« J’attendais en quelque sorte ce moment, a admis Weidemann, qui a également terminé cinquième du 3000 mètres féminin à Milan. Tout au long de la saison, j’ai eu ces moments où tout se met en place et où, tout à coup, je me dis: ‘Oh, voilà la pression, voilà la vitesse’, et j’ai l’impression que je peux commencer à rattraper les autres quand ils s’essoufflent, mais je n’ai tout simplement pas réussi à le faire... je n’avais pas de vitesse supplémentaire aujourd’hui. »

« C’était juste un combat. À huit tours de l’arrivée, je me suis dit : ‘Oh mon Dieu, huit tours’ (rires). Mais je me suis amusée », a-t-elle assuré.

L’Italienne Francesca Lollobrigida a triomphé en 6:46,17, décrochant l’or dans une finale serrée et dramatique, encouragée par de nombres partisans du pays hôte.

Merel Conijn, des Pays-Bas, a décroché la médaille d’argent en 6:46,27 et Ragne Wiklund, de la Norvège, qui a couru aux côtés de Weidemann dans l’avant-dernière paire, a terminé troisième en 6:46,34.

Laura Hall, une athlète de 22 ans originaire de Salmon Arm, en C.-B., a terminé neuvième sur 12 patineuses au stade de patinage de vitesse de Milan.

Weidemann, qui participe aux Jeux olympiques pour la troisième fois, a déclaré qu’une quarantaine de membres de sa famille et d’amis étaient venus la voir et la soutenir. Un partisan a brandi un drapeau canadien avec les mots « Go Izzy Go! » au milieu d’une mer orange.

Ses espoirs de médaille ne sont pas terminés pour autant à Milan. Le Canada entamera la défense de son titre en quarts de finale de la poursuite par équipes féminine, vendredi, la finale ayant lieu mardi prochain.

« Nous sommes impatientes de tout donner, de voir ce que nous avons dans le ventre, de nous battre pour monter sur la plus haute marche du podium, a-t-elle mentionné. Il y a vraiment une certaine fougue. Je trouve que le 3000 m était un peu décevant, comme le 5000 m. Alors je me dis: ‘Ah, allons-y à fond’. »