Elena Rybakina va-t-elle profiter de Wimbledon pour détrôner la N.1 mondiale Aryna Sabalenka? Le duel entre la Bélarusse et sa dauphine animera dès lundi le tournoi londonien, qui accueillera la revenante Serena Williams et le tenant Jannik Sinner, en quête de certitudes après sa sortie de route à Roland-Garros.
Comme à Paris, où la Russe Mirra Andreeva (5e) a décroché début juin son premier titre en Grand Chelem, le tableau féminin semble très ouvert.
La tenante du titre Iga Swiatek (3e) a perdu son unique match de préparation sur gazon, mercredi au tournoi WTA 500 de Bad Homburg, comme Andreeva.
Sabalenka n’a encore jamais disputé la moindre finale à Londres et vient d’encaisser deux défaites cuisantes à Roland-Garros et Berlin (6-0 au troisième set à chaque fois). De quoi ébranler son autorité sur le circuit féminin, qu’elle domine depuis l’automne 2024.
Titrée à Londres en 2022, Rybakina (2e) a donc une belle occasion de combler ses 947 points de retard sur la patronne du circuit et de s’installer pour la première fois sur le trône mondial à 27 ans.
Opposée à la Française Loïs Boisson (154e) pour son entrée en lice, la Kazakhstanaise doit au moins atteindre les quarts de finale pour espérer doubler Sabalenka. Si les deux premières joueuses au classement WTA s’affrontent en finale le samedi 11 juillet, la gagnante du duel sera N.1 mondiale à l’issue du tournoi.
Bien avant de penser à la finale, l’attraction du début de quinzaine sera la légende américaine Serena Williams, conviée par les organisateurs à venir disputer à 44 ans son premier match de simple depuis sa défaite au troisième tour de l’US Open en 2022.
L’ex-N.1 mondiale, qui a remporté 23 titres en Grand Chelem, jouera mardi à Londres son troisième match seulement depuis son retour sur le circuit début juin, inauguré par une victoire puis une défaite en double.
Opposée à l’Australienne Maya Joint (53e), en panne de résultats cette saison, l’Américaine aura ses chances.
Boycott médiatique étendu
« Elle n’a absolument rien à prouver », tranche l’ancienne joueuse australienne Rennae Stubbs, qui entraîne Williams à Wimbledon.
« Quatre ans sans disputer de match officiel, c’est long. Elle doit être patiente. Elle veut profiter de son retour sans le poids immense des attentes sur ses épaules », a ajouté Stubbs dans des propos publiés sur le site du tournoi.
S’il semble improbable que Serena Williams gagne un 24e trophée majeur à Wimbledon cette année, Novak Djokovic (8e) revient, lui, à l’All England Club avec un appétit intact pour un 25e titre en Grand Chelem qui serait record.
Carlos Alcaraz (2e) ne se mettra pas en travers de ses ambitions, puisqu’il se remet toujours d’une blessure au poignet droit.
Le Serbe pourrait en revanche affronter dès les huitièmes de finale le Brésilien Joao Fonseca (27e), qui l’avait éliminé fin mai au bout d’un intense combat au troisième tour de Roland-Garros.
Djokovic a en outre atterri dans la même moitié de tableau que le N.1 mondial Jannik Sinner, qu’il pourrait donc croiser en demi-finales.
L’Italien de 24 ans cherchera à rasseoir son autorité à Londres, un mois après une brutale défaillance à Roland-Garros, qui avait enterré dès le deuxième tour ses rêves de décrocher en 2026 le seul Grand Chelem qui manque à son palmarès.
Comme le veut la tradition à Wimbledon, c’est Sinner qui foulera en premier le Central lundi en milieu de journée, pour y affronter le Serbe Miomir Kecmanovic.
Encore prégnantes vendredi à Londres, les fortes chaleurs qui avaient vraisemblablement causé la perte de Sinner à Paris devraient cesser d’ici le début du tournoi.
La température est en revanche récemment remontée d’un cran entre une vingtaine de stars du circuit (dont Sinner et Sabalenka) et les quatre tournois du Grand Chelem.
Après avoir limité pour certains leur obligations médiatiques d’avant-tournoi à quinze minutes avant Roland-Garros, les joueurs mobilisés pour obtenir une plus grande part des revenus dégagés par l’Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open ont cette fois prévu d’étendre leur boycott médiatique à l’intégralité de la première semaine.






