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La machine à rumeurs repart au sujet de l’avenir de Max Verstappen

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Alonso embrasse le mur

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Des innovations avantageuses chez Mercedes? « On saura seulement demain »

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MONTRÉAL — La machine à rumeurs concernant l’avenir du quadruple champion du monde de Formule 1, Max Verstappen, s’est de nouveau emballée, vendredi, en marge du Grand Prix du Canada.

Restera-t-il en F1? Annoncera-t-il sa retraite à la fin de la saison? Se joindra-t-il à une autre série? Veut-il poursuivre son aventure chez Red Bull, ou sera-t-il tenté de changer d’air et de se joindre à une écurie rivale? Ce sont toutes des questions en suspens, à l’aube de la saison des transferts en F1.

Verstappen est demeuré très peu loquace depuis le début de la saison à ce sujet, mais l’annonce du départ vers McLaren de son ingénieur de course, Gianpiero Lambiase, le mois dernier, n’a rien fait pour calmer le jeu. Au contraire.

Questionné au sujet de l’avenir de Verstappen chez Red Bull vendredi, le directeur de l’équipe, Laurent Mekies, a de nouveau réitéré son entière confiance envers le pilote néerlandais.

«Non, je ne suis pas inquiet que Max suive ‘GP’ chez Red Bull. On a toujours ce genre de situation, vous savez, et on ne va pas demander à Max chaque semaine s’il compte rester. Max nous dit qu’il est heureux chez Red Bull, il participe à toutes nos décisions stratégiques, il est au cœur du projet et il travaille avec nous. Nous voulons tous les deux la même chose: revenir à une monoplace plus performante, et il est essentiel à cet égard», a d’abord évoqué Mekies en conférence de presse.

En entrevue, jeudi, Verstappen a paru optimiste pour l’avenir et indiqué qu’il appréciait le fait d’être consulté par la direction de Red Bull concernant les décisions de l’équipe. Son implication pourrait d’ailleurs avoir un impact sur la direction que prendra l’écurie autrichienne en prévision des modifications aux règlements en lien avec la motorisation prévues en 2027. Alors, serait-ce une condition pour qu’il reste chez Red Bull?

«Max se soucie de ce sport et s’il s’exprime autant, c’est parce qu’il tient à ce que la Formule 1 reste le summum du sport automobile. Il souhaite (...) que les pilotes les plus rapides puissent attaquer à fond les virages, sans perdre de temps au tour. Et comme vous l’avez dit, il a été entendu», a indiqué Mekies.

«Les parties prenantes, la FIA, la F1 et toutes les équipes ont fait preuve d’une formidable transparence en reconnaissant la nécessité d’agir. C’est donc encourageant pour lui et pour nous tous de voir que nous sommes prêts à prendre des mesures pour résoudre ce problème. C’est important pour le sport», a-t-il ajouté.

Mais voilà, plusieurs écuries convoitent les services de ce prestigieux pilote, l’un des plus influents des paddocks, et sans l’ombre d’un doute l’un des plus talentueux.

Dont McLaren. Et Mercedes.

Jeudi, dans le cadre de la journée des médias sur le circuit Gilles-Villeneuve, le directeur de Mercedes, Toto Wolff, a discuté pendant quelque cinq longues minutes sur la terrasse de l’équipe, dans les paddocks, avec le père de Verstappen, Jos, tout juste avant la conférence de presse du meneur au championnat, le pilote Mercedes Kimi Antonelli.

Cette scène, qui s’est déroulée devant des dizaines de caméras et qui a fait le tour des réseaux sociaux, a attisé des braises déjà très chaudes. Mekies a même dû répondre à une question vendredi à savoir si Mercedes tentait de lui envoyer un message, et le principal intéressé n’a pu s’empêcher de s’esclaffer.

«Je vous le dis, même si ça peut paraître excitant vu de l’autre côté, je ne pense pas qu’il y ait d’intention particulière. Si l’un d’eux veut discuter, ça fera les gros titres de toute façon. On parle tout le temps avec Max et avec les autres, et vous savez, c’est tout à fait naturel… Ils peuvent discuter avec Toto. Max pilotait une Mercedes GT3 la semaine dernière, donc je ne pense pas, en général, que ce soit une stratégie pour faire passer un message à quelqu’un», a -t-il évoqué.

La situation s’est corsée encore un peu plus, vendredi, lorsque Mekies s’est retrouvé assis à côté du directeur de l’équipe McLaren, Andrea Stella. Surtout que des rumeurs persistantes avancent que Verstappen pourrait échanger son volant avec celui de l’Australien Oscar Piastri, vice-champion du monde en 2025.

Stella s’est toutefois fait rassurant au sujet de Piastri.

«Quand on pense à Oscar, on ne pourrait pas être plus heureux. Je pense qu’on voit le meilleur Oscar possible, un Oscar heureux et au sommet de sa forme dans la voiture et en dehors de celle-ci. Il entretient une excellente dynamique et relation avec Lando (Norris)», a-t-il noté.

Questionné au sujet de cette rumeur jeudi, Piastri a paru surpris, avant de réitérer sa volonté de demeurer chez McLaren au-delà de 2026.

«Ah, je ne savais pas. Il n’y a évidemment eu aucune discussion à ce sujet, mais c’est flatteur, oui, et il n’y a pas grand-chose de plus à ajouter, a-t-il confié. J’espère que cela confirmera ma valeur en tant que pilote, ce qui est une bonne chose, mais je suis très content de ma situation actuelle et j’ai une grande confiance en cette équipe.

«Je suis convaincu que nous allons gagner des courses et, je l’espère, des championnats. Donc, je suis vraiment heureux d’être là où je suis», a-t-il ajouté.

Bref, la saison des transferts promet d’être chaude, à l’instar de l’été qui commence à se pointer le bout du nez dans la métropole.

Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse Canadienne