Victorieux dimanche du Grand Prix de Catalogne à l’issue d’un récital, le septuple champion du monde de Formule 1 Lewis Hamilton dompte de mieux en mieux sa Ferrari et semble en mesure de bousculer la domination des Mercedes cette saison.
Un an et demi après avoir rejoint en grande pompe la Scuderia, le Britannique de 41 ans a signé sa première victoire au volant d’une monoplace rouge, retrouvant le plaisir de piloter et se sentant de mieux en mieux dans son équipe et dans son baquet.
Hamilton vient ainsi d’enchaîner trois podiums lors des trois dernières courses avec ses deuxièmes places au Canada, puis à Monaco et la consécration en Catalogne. Il avait par ailleurs terminé troisième en Chine et totalise donc quatre podiums en sept GP cette année alors qu’il n’en avait obtenu aucun en 2025.
La victoire à Montmelo est donc l’aboutissement logique des progrès réalisés ces derniers mois par l’Anglais au volant d’une monoplace parfois aussi rétive qu’un cheval cabré.
Depuis tout petit, gagner en rouge était un rêve pour Hamilton et il l’a enfin réalisé après une première saison si compliquée où le doute l’avait envahi. Le succès obtenu dimanche constitue donc un soulagement autant qu’une immense joie. Et peut-être un déclic.
« Je veux d’abord dire un grand merci à toute l’équipe ici, à ceux qui sont en Italie, à Fred (Vasseur, le patron français de la Scuderia) pour avoir cru en moi et m’avoir amené ici. Cela semblait impossible (de gagner), mais l’équipe m’a toujours tiré vers le haut », a souligné le Britannique dimanche.
« Tout le monde mérite tellement cette victoire car on a travaillé si dur pour y parvenir. J’espère que c’est la première d’une longue liste. Forza Ferrari », a-t-il ajouté après avoir décroché sa première victoire depuis presque deux ans.
Adaptation et constance
Cette année, Hamilton semble revivre et le changement drastique de la règlementation technique n’y est pas étranger. Alors que beaucoup de pilotes n’ont eu de cesse de critiquer vertement les nouvelles voitures, à l’image du Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), le septuple champion du monde s’est adapté sans rechigner en cherchant les ingrédients qui lui permettraient de revenir au sommet.
Même s’il est encore un peu tôt pour le dire, cette régularité retrouvée laisse penser qu’Hamilton pourrait venir titiller les Mercedes si dominatrices jusque-là avec six victoires en six GP.
« La saison est encore longue, il faut prendre les courses les unes après les autres, bien travailler pour les préparer au mieux. Mais on va continuer de pousser », a tempéré le Britannique dimanche.
Du côté de l’écurie allemande, des nuages s’amoncellent dans le ciel qui était d’un bleu éclatant jusque-là et les monoplaces rouges grossissent de plus en plus dans le rétroviseur des Flèches d’Argent.
Dimanche, Kimi Antonelli, le leader italien du championnat du monde (156 points), a abandonné en raison d’une panne, trois semaines après que son coéquipier anglais George Russell (106 points) a connu le même sort. Et le jeune pilote de 19 ans n’a pas manqué de souligner le retour en grâce de la Scuderia, comme pour leur mettre la pression.
« Ils ont toujours été super forts et je sens que leur point fort est la fiabilité pour le moment. Leur voiture est très fiable. Je pense que s’ils continuent à être performants comme ça, ils seront une menace », a-t-il estimé.
Toto Wolff, le patron de Mercedes, partage cette analyse et a même cité Hamilton (115 points), son ancien protégé, comme un candidat pour le titre: « entre les deux (Antonelli et Russell, ndlr), maintenant il y a un troisième pilote, avec Lewis qui se bat pour le championnat du monde. Il faut désormais faire attention ».





