Les Hurricanes de la Caroline que vous avez vus jeudi soir, ce ne sont pas les vrais Hurricanes de la Caroline.
Surtout ceux qui ont alloué quatre buts aux Canadiens dans les premières 20 minutes du match no 1 de la finale de l’Association de l’Est, dominé 6-2 par les Montréalais à Raleigh.
Un état que de fait proposé par notre collègue Luc Gélinas que l’attaquant Taylor Hall n’a pu réfuté.
« C’était terrible, oui », n’a pu que reconnaître le meilleur pointeur des Canes jusqu’ici en séries, vendredi, au lendemain de la défaite.
« Une équipe avait l’allure de champions de l’Est, l’autre non », a tranché Hall.
Il n’y a donc essentiellement rien de positif à retenir de cette période pour les Hurricanes, qui avaient pourtant ouvert le pointage après seulement 33 secondes de jeu.
Dès la réplique de Cole Caufield 27 secondes plus tard, le Tricolore a dicté l’allure les 19 minutes suivantes.
Jusqu’à ce que les Hurricanes montrent leur vrai visage à leur retour de la patinoire pour le deuxième vingt. Celui d’un club qui a balayé avec autorité ses deux premières séries.
« En deuxième période, on a joué comme on doit le faire. On générait du stress dans leur jeu, on jouait dans leur zone, ils étaient forcés de faire des dégagements refusés, leurs bâtons cassaient, leurs gars sur la patinoire faisaient tout leur possible pour se défendre et éviter d’allouer un but », a énuméré Hall.
« On soutire du momentum de ça, la foule s’en nourrit et c’est comme ça qu’on joue. Tout est basé sur l’échec avant et envoyer les rondelles profondément en zone adverse. Ce n’est pas sexy, mais le temps qu’on a fait ça, on pouvait le voir qu’ils jouaient sur les talons. »
Hall a par ailleurs pris le soin de ne pas enlever de crédit aux joueurs du Tricolore pour cette entame endiablée. C’est les séries après tout, un pied dans la bouche est si vite arrivé… Mais tout de même, il ne peut s’empêcher de se demander ce qui serait survenu si ses coéquipiers et lui avaient renoué rapidement avec leurs bonnes vieilles habitudes.
« L’autre équipe tente évidemment de nous faire la même chose, mais on sent que l’attaque qu’ils ont générée en première période était notre faute. Ils comptent sur d’excellents joueurs qui savent faire les bons jeux et c’est sans compter qu’ils ont déjà fait leurs preuves sur le champ de bataille. Mais on doit revenir à notre style de jeu, c’est ce sur quoi on se concentre pour demain. »
Les défaillances, donc, sont facilement identifiables pour les joueurs des Hurricanes et leur entraîneur-chef Rod Brind’Amour, qui a décidé de leur offrir congé d’entraînement sur la patinoire, vendredi.
« Ce n’est pas ce dont nous avions besoin. On s’est entraîné, mais vous ne l’avez pas vu. Il y a différentes façons de s’entraîner et il n’y avait rien qui justifie que nous allions sur la glace. Ce n’est pas ce dont nous avions besoin. »
Resserrer la couverture défensive des meilleurs éléments montréalais était assurément au sommet des préoccupations de Brind’Amour et son personnel d’entraîneur au fil des rencontres qui ont eu lieu à l’aube du match no 2 présenté samedi soir.
« Il y a des raisons pour lesquelles nous avons accordé autant d’échappées. Il y avait des failles dans nos couvertures, dans notre échec avant, et ce sont des aspects du jeu où nous brillons habituellement, a identifié le défenseur Sean Walker »
« Vous devez comprendre pourquoi le match s’est déroulé ainsi, a plus tard approuvé Hall. Nous avons révisé plusieurs choses ce matin. Puis demain, nous allons nous concentrer sur le deuxième match. Mais le fait de revenir sur le match précédent n’empêche pas le fait non plus que nous pouvons le faire dans la bonne humeur. »











