LNH
Maple Leafs de TorontoOpens in new window

Tumulte chez les Leafs, Glasberg réplique!

Publié le 

en diffusion null sur undefined
« Nous n’avons pas vu le train des Sabres et du CH arriver »

« Nous n’avons pas vu le train des Sabres et du CH arriver »

Quelle sera la prochaine étape pour les Maple Leafs?

Quelle sera la prochaine étape pour les Maple Leafs?

MONTRÉAL - Les Maple Leafs de Toronto attirent l’attention pour de mauvaises raisons… une fois encore.

La sélection de Neil Glasberg, à qui le grand patron Keith Pelley a donné le mandat de dresser une liste des meilleurs candidats pour la succession de Brad Treleving, a créé plus de tumulte en quelques heures que les joueurs des Leafs en ont créé sur la patinoire cette saison.

Remarquez que ce n’est pas dur à battre!

Ce tumulte est associé au fait que Glasberg est fondateur et président directeur général de la firme PBI Sports and Entertainment qui représente des entraîneurs-chefs et des directeurs généraux dans la Ligue nationale de hockey ainsi que dans la Ligue américaine.

Stan Bowman, directeur général des Oilers d’Edmonton, est un de ses clients. Tout comme Jim Rutherford, président des Canucks de Vancouver, et Chuck Fletcher qui se fait discret depuis son congédiement par les Flyers de Philadelphie en mars 2023.

Patrick Roy, qui vient d’être congédié par les Islanders de New York, s’était associé à Glasberg afin qu’il mousse ses chances de revenir dans la LNH il y a quelques années. Pascal Vincent, qui dirige le Rocket de Laval, est toujours un de ses clients. Glasberg a proposé et défendu la candidature de Vincent auprès d’équipes de la LNH à la recherche d’un entraîneur-chef à plusieurs reprises au fil des dernières années.

Joint par le RDS.CA mardi après-midi, Neil Glasberg est le premier à reconnaître qu’il y a apparence de conflit d’intérêts.

« Mais quiconque se donne la peine d’aller plus loin que la première impression et des apparences comprendra qu’il n’y a aucun conflit », a vivement plaidé Glasberg.

« Je suis à la tête de deux compagnies. La première PBI fait de la représentation. La deuxième – TheCoachesAgency- se spécialise justement à titre de chasseur de têtes pour dresser les listes des meilleurs candidats possibles afin de pourvoir des postes dans différentes entreprises. Le mandat que les Leafs viennent de me confier est mon cinquième du genre de la LNH. J’ai dressé des listes de candidats à deux reprises pour les Flyers de Philadelphie – embauches de Keith Jones et Daniel Brière –, pour les Ducks d’Anaheim – embauche de Pat Verbeek – et pour les Canucks de Vancouver. Pourquoi après quatre opérations qui ont donné de très bons résultats et qui ont assuré ma réputation autour de la LNH, il faudrait que la cinquième soit conflictuelle », a lancé avec conviction Neil Glasberg.

Les réponses sont simples.

Parce que tout ce qui touche les Leafs est amplifié par 1000 – minimum – en raison de l’attention médiatique accordée à l’organisation qui se targue d’être la plus importante non seulement au Canada, mais sur la planète hockey au grand complet. Il serait bon de leur rappeler qu’ils n’ont pas soulevé la coupe Stanley depuis 1967, mais bon…

Mais aussi parce qu’il serait tout à fait normal que Neil Glasberg inscrive sur la liste des candidats à soumettre aux Leafs le ou les noms de l’un ou l’autre de ses clients.

« Dans le cas qui nous occupe, c’est tout à fait farfelu. Stan (Bowman) a déjà un emploi, Jim (Rutherford) aussi et il est en fin de carrière alors que Chuck (Fletcher) est sur la touche depuis un bon moment », réplique Glasberg qui devance ensuite une réplique normale.

« Mais si j’avais un client que je considérais susceptible d’être en mesure de relever le défi et le poste à combler au sein d’une organisation qui fait ou ferait appel à mes services, c’est bien évident que je l’inscrirais. Pas parce qu’il est mon client, mais parce que je veux offrir à l’organisation qui m’embauche les meilleurs candidats possibles. Autrement, je perdrais ma crédibilité et la réputation que j’ai mis plus de 30 ans à bâtir. »

Le plus important dans toute l’équation, et Neil Glasberg l’a répété à plusieurs reprises lors de notre entretien, c’est qu’il n’a pas droit de vote lors de la prise de décision finale.

« Je peux ou non, et je préfère ne pas être là, faire partie du groupe qui effectue les entrevues avec les candidats. Mais je n’ai rien à voir avec la décision finale qui revient à mes clients, et à mes clients seulement », insiste Glasberg.

Malgré la tempête soulevée par la confirmation de son embauche, Neil Glasberg est déjà au travail. Il entend déposer sa liste de candidats – le nombre n’est pas déterminé, mais plus il y aura de candidats, mieux ce sera – d’ici un maximum de six semaines.

Shanahan au New Jersey?

Les Devils du New Jersey ne devraient pas avoir besoin de recourir aux services de Neil Glasberg, ou de quelqu’autre chasseur de têtes, cela dit, pour remplacer Tom Fitzgerald qui a perdu son poste de directeur général lundi.

Pourquoi?

Parce qu’une candidature se dresse d’emblée : celle de Brendan Shanahan.

Choix de première ronde des Devils en 1987 – deuxième sélection derrière celle de Pierre Turgeon par les Sabres de Buffalo – Shanahan a disputé ses quatre premières saisons en carrière au New Jersey. Il a quitté les Devils pour tenter le marché des joueurs autonomes et c’est vite retrouvé à St.Louis. En 2008-2009, il a effectué un retour avec les Devils. Mais à l’âge de 40 ans, il n’était plus en mesure de suivre le rythme et Lou Lamoriello, qui l’avait repêché, l’a poussé à la retraite en indiquant que ses services ne seraient plus requis la saison suivante.

Shanahan a été président des Maple Leafs. Il a établi un plan – Le Shana Plan – qui a donné une très bonne formation aux partisans des Leafs. Mais l’équipe s’est toujours écrasée en séries.

Il est acquis, autour de la LNH, que Shanahan sera de retour un jour. L’occasion est belle. À titre de président sans doute, ce qui lui permettrait de procéder à l’embauche d’un jeune directeur général qu’il pourrait épauler. Un peu comme ce qu’il a fait à Toronto lorsque Kyle Dubas a pris la relève de Lou Lamoriello.

Il sera intéressant de voir si Martin Brodeur, qui agit à titre de conseiller aux propriétaires Harry Blitzer et Josh Harris, entérinerait l’embauche de Brendan Shanahan à titre de président et/ou directeur général de la formation.

L’avenir de Tom Fitzgerald était chambranlant au New Jersey où la haute direction attend des succès en séries depuis quelques années déjà.

Il est permis de se demander si celle de l’entraîneur-chef Sheldon Keefe le devient tout autant maintenant que son patron a été congédié.