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Après avoir remporté une médaille de bronze il y a quatre ans à Pékin, la skieuse canadienne de demi-lune Rachael Karker se sent plus libre aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Les restrictions liées à la pandémie de COVID-19 et la peur de tomber malade ont disparu. Dans ce contexte étouffant, Karker ressentait la pression de remporter la médaille olympique qui manquait à son palmarès.
« J’étais tellement désespérée de remporter cette médaille lors de ces Jeux, a-t-elle déclaré. Et puis, je l’ai fait. Alors maintenant, je ne ressens plus vraiment le même désespoir d’y aller et de m’assurer de remporter une médaille. Je veux juste y aller, profiter et skier de mon mieux. Et toute ma famille sera là, donc ça va être beaucoup plus amusant qu’en Chine.
« Évidemment, j’aimerais toujours remporter une médaille. Mais j’ai en quelque sorte l’impression d’avoir déjà réussi, donc je ressens moins de pression cette fois-ci », a-t-elle ajouté.
Après avoir manqué de peu les Jeux de PyeongChang en 2018, Karker est montée sur le podium à Pékin avec sa coéquipière Cassie Sharpe, remportant la médaille d’argent, tandis que la Chinoise Eileen Gu s’adjugeait l’or.
Le chemin vers l’Italie n’a pas été sans embûches pour la jeune femme de 28 ans originaire d’Erin, en Ontario, qui vit désormais à Calgary avec son fiancé et collègue skieur de demi-lune à Milan, Brendan Mackay (ancien champion du monde qui a terminé neuvième aux Jeux de Pékin).
Une blessure chronique au genou a limité sa participation aux compétitions.
« Ce n’est pas vraiment une blessure dangereuse, mais elle me cause beaucoup de douleur », a expliqué Karker.
Comme sa qualification olympique ne faisait aucun doute, elle a choisi de réduire ses compétitions cette saison.
« Nous avons vraiment pris la décision de gérer la charge. Et la compétition est en quelque sorte la charge la plus importante que je puisse imposer à mon genou », a-t-elle évoqué.
La blessure s’était aggravée la saison dernière, limitant le nombre d’entraînements qu’elle pouvait effectuer avant les compétitions.
En décembre, Karker a testé ses capacités lors d’une étape de la Coupe du monde en Chine, mais elle n’a pas terminé l’épreuve. Depuis, Karker a réduit ses activités, s’entraînant principalement sur des coussins gonflables afin de protéger son genou.
Karker a participé aux X Games à Aspen, terminant cinquième, le 23 janvier, derrière sa compatriote canadienne Amy Fraser. La Britannique Zoe Atkin a remporté la médaille d’or, devant l’Australienne Indra Brown, âgée de 15 ans, et Sharpe.
Karker a de bons résultats aux X Games, avec deux médailles d’argent (2020 et 2023) et deux médailles de bronze (2019 et 2023) lors de ses cinq participations précédentes. Elle a terminé sixième en 2025 et a manqué la compétition de 2024 en raison d’une blessure au dos.
Elle a également remporté une médaille d’argent (2021) et une médaille de bronze (2023) aux Championnats du monde.
En grandissant, Karker a pratiqué divers sports, dont le ski dès l’âge de deux ans.
Entre sept et 11 ans, elle a étudié à l’École nationale de ballet du Canada, participant au programme à temps partiel (aujourd’hui appelé « programme des jeunes danseurs ») après avoir été sélectionnée lors d’une audition ouverte. Pendant cette période, elle s’est produite dans des spectacles au Four Seasons Centre for Performing Arts de Toronto.
Elle estime que cette expérience l’a aidée à se préparer à évoluer sur la scène internationale.
À 10 ans, elle s’est tournée vers la gymnastique, puis le trampoline, mais elle est tombée amoureuse du ski acrobatique lorsqu’elle l’a découvert à 14 ans, grâce à son frère.
Après avoir participé à des compétitions de slopestyle, elle s’est tournée vers la demi-lune à l’âge de 18 ans.
« Je pense que tous ces sports se sont combinés pour me donner toutes les compétences dont j’avais besoin pour être vraiment bonne en demi-lune, a-t-elle dit. Je leur en suis donc très reconnaissante. »
La demi-lune s’est avérée être le sport qui lui convenait le mieux.
Une vitesse excessive avant les sauts en slopestyle entraînait des atterrissages ratés, sans parler d’une fracture du talon, entre autres blessures. En demi-lune, elle pouvait aller aussi vite qu’elle le voulait, à condition d’avoir le bon élan.
Karker vole haut dans la demi-lune, s’élevant jusqu’à 4,5 mètres au-dessus du mur, qui mesure 6,7 mètres. Une erreur peut être très douloureuse.
« Le pire, c’est quand on heurte le rebord, et qu’on rebondit à l’intérieur. Parce qu’alors, on heurte deux fois, ce qui n’est pas très agréable, a expliqué Karker. Mais, si on peut heurter le rebord et ensuite glisser à l’intérieur, et essayer d’attraper la transition (la partie incurvée du mur de demi-lune), alors c’est beaucoup plus facile à gérer qu’un double impact. »
Les athlètes ne portent pas beaucoup de protections, à part un casque et un protecteur buccal, bien que certains portent des protections pour les hanches et le dos. Une protection dorsale peut aider à prévenir ce qu’on appelle le «scorpion», lorsque vous atterrissez sur le visage avec le dos plié dans le mauvais sens.
Karker porte des protections pour les hanches depuis qu’elle a subi une « assez grave » contusion à une hanche la saison dernière.
« Elle n’a toujours pas disparu, donc si je reçois un coup, elle s’enflamme et me fait très mal. J’essaie de faire en sorte que cela ne se produise pas », a-t-elle confié.
En fonction de la longueur de la demi-lune, Karker effectue cinq ou six figures, dont elle détermine l’ordre à l’entraînement. Elle préfère réaliser cinq figures de grande amplitude.
Comme les autres athlètes de son sport, elle fournit sa propre bande-son pour l’entraînement et la compétition. Karker choisit trois albums au début de chaque saison et s’y tient.
« Je peux généralement dire depuis combien de temps je skie en fonction de la chanson qui passe, car elles sont toutes jouées dans le même ordre », a-t-elle évoqué.
Alors que Sharpe aime la « musique entraînante », Karker préfère quelque chose de plus calme. Sa liste de lecture actuelle est fournie par Electric Guest, un groupe alternatif basé à Los Angeles.
« J’aime beaucoup l’ambiance qui s’en dégage, dit-elle. C’est très sympa, mais sans être trop fou », a-t-elle résumé.






