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Après une saison d’adaptation, Synchuk veut redonner au CFM

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Hennadii Synchuk (Graham Hughes/The Canadian Press)

L’année 2025 en a été une d’adaptation pour Hennadii Synchuk, jeune talent ukrainien qui a quitté un pays en guerre pour venir à Montréal à 18 ans, qui ne parlait pas la langue et qui ne connaissait personne.

« Ce n’est pas facile de quitter un pays sans famille et sans amis, a témoigné Synchuk. Tout est nouveau, à commencer par la langue. Maintenant, tout va mieux. »

Les blessures ont fait en sorte que celui qu’on surnomme Henna n’a disputé que 14 matchs à sa première saison. Cette année, les attentes seront assurément plus élevées envers lui. Il a quand même été acheté pour un montant qu’on estime autour de cinq millions de dollars.

« Je veux redonner à l’équipe, a mentionné Synchuk. Je veux donner le meilleur de moi-même autant sur le terrain qu’à l’extérieur. »

Synchuk n’est pas le plus expressif, mais il commence à prendre une plus grande place dans le groupe.

Sur le terrain, ses entraîneurs souhaitent qu’ils ne s’en remettent pas uniquement à ses forces. Il a un énorme potentiel, c’est le temps de le concrétiser. Surtout qu’en échangeant Dante Sealy, le CFM a fait le pari que Synchuk pourra faire le travail sur l’aile droite.

« Il doit devenir un joueur qui peut jouer à l’intérieur du terrain, à l’extérieur, pour dribler, pour être dans l’espace. Il a un grand potentiel. Maintenant, c’est le moment de courir, de travailler dans les détails », a commenté l’entraîneur-chef du CF Montréal Marco Donadel.

« C’est un joueur qui doit aussi être beaucoup plus actif sans ballon pour qu’on puisse le trouver dans d’autres zones que collé à la ligne parce qu’on est dans une ligue de plus en plus compétitive, a ajouté l’entraîneur adjoint Philippe Eullafroy. Et à un moment donné, l’adversaire commence à s’adapter assez facilement au profil de son adversaire. Finalement, s’il n’arrive pas à évoluer dans son jeu sans ballon, son gros point fort, il va commencer à le perdre parce que les adversaires vont s’adapter à ça. »

Durant l’entre-saison, Synchuk est allé voir sa famille en Ukraine, pour la première fois en près d’un an. Ça lui a fait du bien.

Et il n’est maintenant plus le seul Ukrainien dans l’équipe, avec l’ajout d’Ivan Losenko. De pouvoir parler sa langue maternelle avec quelqu’un qui a une situation similaire à la sienne, ça aussi il apprécie.