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L’attaquant Mehdi Torabi, dont le visa américain avait expiré après le premier match de l’équipe de football d’Iran à Los Angeles, a reçu un nouveau visa lui permettant de participer au reste de la Coupe du monde, a annoncé mardi un responsable de la sélection.
« Grâce aux démarches de la Fédération iranienne de football et à la coordination avec la FIFA, le joueur s’est vu délivrer aujourd’hui un nouveau visa à entrées multiples », a-t-il expliqué dans un communiqué.
Son précédent visa n’était valable que pour une seule entrée aux États-Unis, et avait expiré lundi soir, après la rencontre entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande. Un match qui s’est conclu sur un nul (2-2), et où il n’est pas entré en jeu.
Avec ce nouveau visa, l’attaquant « pourra sans problème accompagner l’équipe nationale iranienne lors de ses prochains matchs et sera en mesure de voyager avec le groupe jusqu’à la fin du tournoi ».
Dans le groupe G, l’Iran doit jouer contre la Belgique dimanche à Los Angeles, puis affronter l’Égypte le 26 juin à Seattle.
Ce nouvel imbroglio concernant Mehdi Torabi a terni un peu plus ce Mondial difficile pour la sélection iranienne, confrontée à une multitude d’obstacles extra-sportifs.
En raison de la guerre lancée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, sa participation a été incertaine jusqu’au bout.
Au lieu de séjourner en Arizona comme prévu, l’équipe s’est exilée à Tijuana, au Mexique, pour établir son camp de base. Les États-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de l’encadrement pour les matchs de groupe sur leur sol.
Lundi soir, au moment de rentrer à Tijuana, le capitaine Mehdi Taremi et un membre du staff ont également rencontré des difficultés à l’aéroport de Los Angeles, au moment de leur départ, selon l’agence officielle iranienne Irna.
« Nous sommes l’équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde », avait dénoncé quelques heures plus tôt le sélectionneur Amir Ghalenoei, lors d’une conférence de presse après le match contre la Nouvelle-Zélande.
La situation engendre « beaucoup de stress pour les joueurs », a reconnu l’attaquant star de l’équipe dans la zone mixte du SoFi Stadium, en estimant « que la Fifa aurait pu mieux faire. »
Faute de visas pour l’encadrement, « l’un de nos analystes doit venir s’occuper des relations avec les médias, tout cela est un désastre », a-t-il insisté.
Le joueur de 33 ans a révélé que le président de la Fifa Gianni Infantino avait rendu visite aux joueurs dans le vestiaire.
« On lui a demandé les mêmes choses (...) il veut aider mais il y a d’autres problèmes » qui les entravent, a-t-il dit sans mentionner directement l’administration américaine.






