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VANCOUVER — Derek Cornelius avait l’habitude de se promener dans les rues canadiennes en toute discrétion.
Ce n’est plus le cas.
Le parcours du Canada à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ a mis en lumière de nombreux joueurs de l’équipe nationale, qui affirment que le soutien contribue grandement à leur succès.
« Beaucoup d’entre nous, quand on joue avec nos équipes européennes, on est peut-être reconnus dans la rue et on nous demande des photos et des autographes, mais pas tellement au Canada (habituellement), a déclaré Cornelius avant l’entraînement de dimanche.
« Mais, honnêtement, ces deux dernières semaines, dès qu’on sort de l’hôtel, on est assaillis. Et c’est agréable. Les gens s’intéressent vraiment à ce qu’on fait. C’est un sentiment formidable à ressentir dans son propre pays. »
Co-organisateur (avec les États-Unis et le Mexique), le Canada dispute ses trois matchs de groupe à domicile.
L’équipe a débuté le tournoi à Toronto le 12 juin, avec un match nul de 1-1 contre la Bosnie-Herzégovine. Il y avait 43 002 spectateurs.
Elle s’est ensuite rendue à Vancouver, écrasant le Qatar 6-0 - la toute première victoire du pays en Coupe du Monde masculine, devant 52 349 supporters en liesse.
« L’ambiance à Toronto était électrique et celle de Vancouver, presque incroyable, a dit le milieu de terrain Liam Millar. L’hymne national à Vancouver, quand ils l’ont chanté, c’était probablement le “Ô Canada” le plus fort que j’aie jamais entendu. J’en ai eu la chair de poule du début à la fin. »
L’atmosphère diffère totalement de celle au Qatar en 2022 lors du retour du pays au Mondial, après 36 ans d’absence.
« On ressent vraiment la différence de jouer à domicile, a déclaré Millar.
« C’est comme avoir un douzième homme. C’est un avantage considérable. Je pense que si on finit premiers du groupe, l’avantage sera encore plus grand, avec ce soutien constant du public. Ça nous aide à traverser les moments difficiles, de savoir que les gens seront avec nous quoi qu’il arrive. »
Une ambiance survoltée est attendue mercredi à Vancouver pour le dernier match du groupe B du Canada, contre la Suisse.
Les deux pays sont en tête avec quatre points chacun, mais le Canada a l’avantage au niveau du différentiel (+6).
L’unifolié aurait le dessus en cas de victoire ou de match nul.
Terminer premier permettrait à l’équipe de disputer un match de seizièmes de finale à Vancouver, le 2 juillet.
Une deuxième place signifierait un match face au deuxième club du groupe A à Los Angeles, le 28 juin.





