BROSSARD – La gestion des gardiens n’a pas fini d’alimenter les discussions concernant le Canadien. Avec 25 matchs à disputer en 48 jours et une position à conserver au classement, les hommes masqués du Tricolore devront être à la hauteur du mandat.
Pour l’instant, ça demeure difficile de prévoir leur utilisation. D’abord, puisque le rendement de Samuel Montembeault et Jakub Dobes influencera les décisions, mais aussi car les dirigeants du clan montréalais ne veulent pas trop dévoiler leurs intentions publiquement et c’est de bonne guerre.
« Je pense qu’on va y aller de match en match et je m’attends à une partie pour chacun pour replonger dans le bain », a résumé l’entraîneur Martin St-Louis à deux jours de la relance de son équipe.
Ce premier défi aura lieu, jeudi soir au Centre Bell, face aux Islanders de New York alors que les Capitals de Washington vont leur succéder, samedi soir, dans le vestiaire des visiteurs.
Par la suite, le Canadien se déplacera sur la côte ouest américaine pour des duels à San Jose, Anaheim et Los Angeles.
Après ces cinq rencontres, le CH aura déjà obtenu une bonne idée du rendement de Dobes et Montembeault au retour du repos olympique qui pourrait s’avérer bénéfique.
Cependant, St-Louis n’a pas voulu augmenter la pression sur ses gardiens en vue du dernier droit du calendrier se limitant à dire que c’est « toujours une position importante ».
À l’heure actuelle, le Canadien occupe le deuxième rang de la division Atlantique et le classement ne pourrait guère être plus corsé.
Si jamais les résultats n’étaient pas concluants, il ne faudrait surtout pas écarter le retour de Jacob Fowler dans l’environnement du Tricolore.
Marciano, un allié qui réjouit Dobes et Montembeault
Au-delà de la pause obtenue, Dobes et Montembeault vont aborder cette séquence déterminante avec Marco Marciano dans leur coin. Embauché pour remplacer Éric Raymond comme entraîneur des gardiens, Marciano avait déjà une excellente relation avec les deux gardiens.
« Je suis très content d’être réuni avec lui, on a accompli de bonnes choses ensemble avec le Rocket à Laval. Il a fait de moi un bon gardien et en espérant que je continuerai à me développer », a noté Dobes avec enthousiasme.
« Je suis vraiment excité, je sens que je peux devenir un très bon gardien avec lui. On verra, on y va un jour à la fois », a-t-il poursuivi.
Montembeault se considère chanceux d’aboutir entre les mains d’un allié.
« Oui, mais j’avais aussi une bonne relation avec Éric et il était également mon allié. Mais c’est le fun que ce soit un entraîneur que je connaissais déjà », a dit le numéro 35.
Grâce à sa capacité à trouver des manières de l’emporter, Dobes (18-5-4) pourrait hériter de la chance de s’emparer du poste de numéro un.
« On a repris notre routine graduellement. Maintenant, il faut foncer, on reprend les activités avec le même état d’esprit, je me sens bien pour le reste de la saison », a plaidé Dobes.
Montembeault (10-8-2) a toutefois retrouvé la plupart de ses repères avant l’interruption du calendrier et, en tant que vétéran, il voudra démontrer sa valeur dans les moments cruciaux.
« C’est sûr que ç’a fait du bien de connaître un bon dernier match (à Winnipeg le 4 février). J’ai pu me reposer avec la tête plus en paix. Maintenant, j’y vais une journée à la fois et il reste encore 25 matchs. On travaille fort pour être prêts pour les séries », a cerné le Québécois qui préfère ne pas se projeter trop loin.
Dimanche matin, Montembeault et Dobes ont même sauté sur la patinoire au Centre Bell avec Marciano. Pendant cette pratique plus intime, ils ont pu suivre la finale olympique du hockey masculin entre le Canada et les États-Unis sur le grand écran.
Durant son point de presse, St-Louis a expliqué que les journées d’entraînement à la disposition de l’équipe (depuis mardi dernier) ont permis à sa troupe de travailler sur quatre à cinq aspects et particulièrement au niveau défensif.
En enchaînant les parties avec le calendrier compressé, le CH devait se concentrer sur un correctif plus criant pendant les pratiques.
Bref, les gardiens ont bénéficié du même luxe de pouvoir travailler plus d’un élément de leur jeu avec Marciano ces jours-ci et Montembeault a décrit le tout comme « un mini-camp ».
Un autre aspect souligné par Dobes et Montembeault, c’est le plaisir qu’ils ont à travailler avec Marciano.
« C’est très facile avec Marco, on se connaît depuis longtemps donc on a une bonne amitié. Avec lui, même si je connais un mauvais match, je sais que je vais m’améliorer avec lui la journée suivante. Il me soutient et c’est bien d’avoir cette sensation », a indiqué Dobes.
« C’est très plaisant avec Marco, il est toujours de bonne humeur. Ça fait tellement longtemps que je le connais », a évoqué Montembeault qui s’est souvent développé sous la supervision de Marciano en été.









