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Voir clair dans le chaos

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Pas de changement à prévoir pour le match no 3

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L'énergie de la foule pourrait-elle servir le Lightning?

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St-Louis persiste et signe avec Dach

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« Ce sera chaotique ce soir »

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Comment gérer les émotions de son équipe en séries éliminatoires?

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« J’ai vraiment hâte à ce soir »

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MONTRÉAL – Tôt ce matin, Martin St-Louis a compris que la ville était prête à vibrer au rythme du Canadien quand il a aperçu plus de 20 toilettes chimiques à proximité du Centre Bell.

St-Louis a fait rire les médias en racontant le tout alors qu’il était allé se procurer un café en arrivant à l’amphithéâtre du Tricolore pour préparer ce troisième, et très important, match de la série contre le Lightning de Tampa Bay.

Diriger le Canadien en séries, c’est un privilège et St-Louis le réalise alors qu’il y goûte pour la deuxième fois.

« C’est une expérience incroyable, c’est merveilleux de diriger ce groupe. La magnitude de ce marché et être au cœur de cet engouement, je ne tiens pas ça pour acquis. Il n’y a rien de tel que d’être derrière le banc du Canadien et c’est encore plus gros en séries », a convenu l’entraîneur de 50 ans.

« Ce sera chaotique ce soir » Martin St-Louis discute de l’ambiance qu’il risque d’y avoir au Centre Bell pour le 3e match Canadiens-Lightning.

La clé demeure de ne pas être emporté ou même enseveli par cette vague qui déferlera au Centre Bell.

« Tu dois voir les choses clairement dans le chaos, car ce sera le chaos dans le match. Un peu comme en tant que joueur, il faut bien voir ce qui se déroule et ne pas laisser les émotions ou le bruit embuer ta vision », a cerné St-Louis qui est heureux que sa famille puisse savourer le tout de nouveau.

Présentement, ça ressemble au défi qui se dresse devant le premier trio du Canadien. L’unité de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky n’a pas été en mesure de décoller à cinq contre cinq.

St-Louis a été questionné sur son vécu à ses débuts éliminatoires et s’il pouvait en faire bénéficier ses gros canons.

« Je me souviens, j’avais perdu mes deux premiers matchs, mais on avait les quatre parties suivantes. Tu peux en parler et essayer de l’expliquer, mais tu dois le vivre. Ce n’est pas leur première fois en séries, ils comprennent qu’ils doivent se créer plus d’espace. On est un groupe qui se corrige rapidement alors je m’attends à mieux à égalité numérique », a commenté St-Louis.

Pour la petite histoire, ça se passait en avril 2003 contre les Capitals de Washington. Le Lightning avait éliminé les Caps en six parties et St-Louis avait récolté cinq buts dans les quatre victoires incluant deux buts gagnants dont celui au dernier match.

Dans le but de relancer son premier trio, St-Louis a présenté quelques ajustements à ses joueurs. Cependant, sans surprise, il n’allait pas en discuter publiquement.

« Même si on était rendus à jouer une autre carte, je n’en parlerais sûrement pas. On se concentre vraiment sur le processus et où on peut corriger des éléments. En séries, tu joues au chat et à la souris, c’est sûr », a noté l’entraîneur qui raffole de ce volet stratégique.

Hutson a capté les nuances en séries

Heureusement pour lui, Lane Hutson a très vite figuré ce qu’il devait ajuster dans son jeu en séries. Son efficacité a atteint un niveau supérieur comparativement à la confrontation contre les Capitals au printemps 2025.

Dans le dernier match, Hutson a établi un sommet en carrière avec six lancers au filet (sur un total de 10 tirs décochés). Son travail défensif s’avère inspirant aussi.

« Les meilleurs joueurs, on doit leur permettre de faire les meilleures lectures et c’est là que ça devient plus dangereux offensivement. Leur cerveau est dans une catégorie élite, ça les distingue des autres », a noté St-Louis.

« C’est assurément un sommet pour moi, les gars veulent que je lance quand je peux le faire et je trouvais qu’on en avait besoin pour créer des ouvertures offensives. Ce n’est jamais une mauvaise chose d’envoyer la rondelle au filet et j’ai repéré plus d’occasions de le faire dans la deuxième partie », a commenté Hutson qui commence, très tranquillement, à avoir une minuscule barbe des séries au menton.

En plus de ses nombreux lancers, Hutson a surtout été utilisé pendant 32 minutes ce qui surpasse le deuxième plus haut total (Mike Matheson à 28 :47) par plus de 3 minutes.

« Dans le rythme d’un match, tu n’y penses pas vraiment. Ça me semblait similaire, pour être honnête », a confié le petit défenseur.

En tant qu’expert des détails, Hutson souhaite utiliser tous les avantages de jouer à domicile. Cela dit, le plan d’ensemble sera, somme toute, semblable.

« On va attaquer le match de la même manière, mais on aura un joueur supplémentaire (la foule) qui poussera avec nous », a insisté le gaucher.

Plusieurs joueurs ont abordé cette énergie de la foule. Alex Newhook, qui n’a pas participé à l’entraînement optionnel, s’est approché de la patinoire pour observer les serviettes blanches déposées sur les sièges.

Mais Zachary Bolduc était probablement parmi les plus emballés en vue de ce match, son premier en séries à Montréal.

« Ça fait plusieurs mois que j’en entends parler » Zachary Bolduc jouera enfin un premier match de séries des Canadiens au Centre Bell ce soir.

« Le niveau d’excitation est extrêmement élevé, ça fait plusieurs mois que j’entends parler que les séries à Montréal, c’est incroyable », a conclu Bolduc.