Si d’un côté, Martin St-Louis se prépare à naviguer à travers le chaos d’un match disputé au Centre Bell, son vis-à-vis Jon Cooper semblait bien détendu.
Déjà, le pilote du Lightning a lancé au journaliste de The Athletic Arpon Basu au moment où celui-ci posait sa question dans sa disponibilité d’avant-match vendredi : « Belle casquette! ».
La casquette en question en était une des Expos et quelques instants plus tard, Cooper a profité de l’intervention de notre collègue Patrick Friolet pour approfondir le sujet de l’équipe bien connue à Montréal comme « Nos Amours ».
Cooper était bien aux faits que l’équipe a déménagé à Washington pour devenir les Nationals. Un bref échange a été tenu avec les journalistes à savoir si cette équipe était revenue jouer à Montréal depuis le départ de l’organisation avec le dernier match tenu en 2004.
Cooper a partagé qu’il avait déjà assisté à un match au Stade olympique et il a simplement lâché également : « J’aime les Expos », en se remémorant quelques souvenirs.
Fin communicateur, Cooper s’attire peut-être pendant quelques instants ainsi la faveur des partisans montréalais, mais le principal intéressé sait fort bien ce qui l’attend en soirée. Il prouve tout de même qu’il ne semblait pas trop nerveux à l’approche du troisième duel de la série qui permettra à une équipe de prendre l’avantage dans la confrontation qui est de 1 à 1 en ce moment.
C’est bien connu, les partisans à Montréal ont la capacité de mettre dans l’ambiance dans un match comme il se voit rarement en saison régulière et lorsque les séries surviennent, ils atteignent un autre niveau.
Si chez les joueurs du Tricolore, ils ont évidemment indiqué avoir hâte de vivre un tel match avec l’appui de la foule derrière eux, Cooper et le Lightning ne paraissent pas perturbés de se présenter dans un territoire qui leur sera hostile.
L’entraîneur-chef du Lightning était aux premières loges en février 2025 pour vivre cette frénésie alors qu’il était cette fois du bon côté du banc en dirigeant l’équipe canadienne devant l’équipe américaine à la Confrontation des 4 nations. Le principal intéressé sait pertinemment que l’ambiance sera survoltée vendredi soir pour le troisième match de la série et que son équipe ne se retrouvera pas du bon côté des applaudissements. Ça ne l’empêche pas de dire à ses joueurs de profiter pleinement de la situation et de la chance d’évoluer dans de telles conditions.
« Nous savons ce qui nous attend et que l’environnement sera incroyable. Je crois beaucoup qu’il faut accepter l’ambiance que nous allons vivre. Les règles ne changent pas, c’est le même nombre de joueurs et les partisans font partie de l’environnement. Il faut l’accepter », a-t-il partagé.
Un concept que Yanni Gourde a bien compris et le Québécois a bien hâte de fouler la patinoire pour le début des hostilités.
« On sait comment les partisans ici vont être bruyants et ce sera une atmosphère plaisante dans laquelle jouer. C’est le genre d’édifice dans lequel tu veux jouer en séries éliminatoires. Ce sera plaisant pour les deux équipes », a souligné l’attaquant.
Il reste maintenant à voir si ses joueurs vont aussi bien se débrouiller que lui alors que la préparation achève avec plus que quelques heures de calme avant la tempête.









