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Une remontée dramatique permet au Canada de rêver à l’or olympique

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Après la Finlande, le test ultime face aux Américains

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Trente-cinq secondes et deux dixièmes. C’est précisément le temps pendant lequel le Canada a eu les devants pendant sa demi-finale du tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques de Milan-Cortina face à la Finlande. Mais c’est tout le temps dont il a eu besoin.

Privé de son capitaine Sidney Crosby, l’Unifolié se dirigeait tranquillement vers une amère défaite après avoir accordé les deux premiers buts de la rencontre, mais comme cela a été le cas lors de son quart de finale contre la Tchéquie, le pays ne s’est jamais laissé déranger.

Après avoir vu Sam Reinhart réduire l’écart à un but en marquant en supériorité numérique à mi-chemin en deuxième période, puis Shea Theodore créer l’égalité avec un peu moins de dix minutes à jouer en troisième, Nathan MacKinnon a couronné la spectaculaire remontée en touchant la cible en avantage numérique dans la dernière minute de jeu pour mener les siens à un dramatique gain de 3-2 et au match pour la médaille d’or qui aura lieu dimanche.

Un but dont l’attaquant néo-écossais a été l’artisan du début à la fin. D’abord en permettant à son équipe de profiter d’une supériorité numérique en pourchassant une rondelle libre dans le coin de la patinoire, puis quelques instants plus tard, en gagnant une bataille le long de la rampe contre deux rivaux finlandais avant de remettre la rondelle à Macklin Celebrini.

Ce dernier a ensuite remis sans hésitation le disque à Connor McDavid, qui l’a ensuite refilé à MacKinnon de l’extrémité d’un cercle de mise en jeu à l’autre. Meilleur marqueur de la Ligue nationale de hockey à la pause olympique, l’attaquant de l’Avalanche du Colorado a terminé le boulot en battant Juuse Saros à l’aide d’un puissant lancer frappé sur réception.

L’entraîneur-chef de la Finlande Antii Pennanen a ensuite demandé une révision, arguant qu’il y avait précédemment eu hors-jeu, mais l’arrêt sur image a montré que la lame du patin de Celebrini touchait encore la ligne bleue au moment de l’entrée en zone finlandaise.

« Il y avait un peu de tension sur le banc, même si notre gars responsable de la vidéo disait que tout était correct, a avoué MacKinnon au micro de Radio-Canada après la rencontre. Être en finale suscite de grandes émotions, mais il y a encore beaucoup de travail à faire. »

« Il y a plusieurs gars ici qui sont positifs et résilients. Notre expérience nous a aidés à revenir dans le match, a ajouté le défenseur Cale Makar, qui a été à l’origine du premier but compté par Reinhart. Les choses ont commencé à mieux aller lorsque nous nous sommes servis de nos jambes. Ça nous a permis d’obtenir de bien meilleures chances de marquer. »

Si la reprise vidéo a prouvé hors de tout doute raisonnable que le but gagnant inscrit par MacKinnon était bon, des questions demeureront à jamais en suspens sur celui égalisateur de Theodore à 10:34 en troisième. Mais la Finlande n’a ultimement qu’elle à blâmer pour l’absence totale et complète de réponse en raison de son refus de demander une révision.

Quelques instants avant que Theodore ne surprenne Saros grâce à un foudroyant tir frappé, Brad Marchand est entré en collision avec le portier finlandais, qui a adressé des reproches à l’arbitre situé derrière le filet après avoir vu la rondelle faire secouer les cordages. Autant Marchand n’a jamais cherché à éviter le contact, autant il s’est retrouvé les quatre fers en l’air en raison d’un coup d’épaule d’un défenseur adverse. Mais au lieu de courir le risque d’écoper d’une pénalité, alors que le Canada venait tout juste de créer l’égalité, Pennanen a préféré avaler la pilule plutôt d’offrir une hypothétique supériorité numérique à l’adversaire.

Cela dit, les plus lucides affirmeront que cette remontée canadienne était inévitable, à l’image de celle que les Américaines ont réussie face aux Canadiennes dans le match pour l’obtention de la médaille d’or la veille. Car après avoir pris les devants grâce à des buts de Mikko Rantanen – en supériorité numérique – et de Erik Haula – en infériorité numérique –, la Finlande a été bien peu menaçante en attaque en ne dirigeant que trois tirs au but lors de la deuxième période et six autres en troisième pour un mince total de dix-sept pour la joute.

Il faut dire qu’à égalité numérique, le Canada a disputé un match pratiquement parfait en limitant au possible les occasions de marquer de la Finlande. Sans surprise, le super trio formé de Celebrini, McDavid et MacKinnon – réunis sporadiquement à mi-chemin en première période, mais continuellement en fin de deuxième – a été le plus dynamique en attaque, mais celui de Marchand, Sam Bennett et Tom Wilson a assurément donné le don.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les trois joueurs étaient sur la patinoire lorsque le Canada a créé l’égalité. Comme un métronome, Wilson a frappé avec beaucoup de vigueur les défenseurs finlandais et ces derniers ont parfois précipité leurs gestes en voyant le train arriver. Marchand a de son côté été fidèle à lui-même en dérangeant constamment Saros.

Grâce à la victoire, Crosby profitera d’une journée supplémentaire pour se remettre de la blessure qu’il a subie contre la Tchéquie en quart de finale. Au micro de la CBC, McDavid a suggéré qu’il avait « réchauffé le “C” » en attendant le retour du cœur et de l’âme de ce club.